Malheureusement et fort logiquement, le dégoût et la distance avec le monde politique est toujours présent, dans les quartiers populaires et ailleurs. La victoire du non au referendum sur la constitution européenne et la lutte acharnée contre le CPE avaient mobilisé les français sur des sujets précis et sensibles. Aujourd’hui, ce n’est plus des « détails » d’une politique que l’on doit choisir ou rejeter mais tout un projet.
Et un an après les émeutes de novembre 2005, quel est le projet proposé ? Qu’est devenu ce souci des quartiers populaires qui a fait la une de l’actualité pendant 2 mois, nous proposant des débats sur le logement, l’éducation, l’égalité des chances ? On nous a parlé de subventions pour les quartiers populaires comme si du saupoudrage –récupéré ici et là- changerait la condition profonde des habitants des quartiers. L’égalité des chances, la considération profonde et respectueuse de l’autre ne naît pas d’une campagne d’affichage ou d’un concert de solidarité.
Quel est le projet économique pour les quartiers en difficulté ? Quel est le projet humain pour lutter contre ces ruptures idéologiques naissantes de notre société ?
Un an après les émeutes de novembre 2005, rien n’a changé ni dans nos quartiers, ni dans le discours des politiques. Le tout sécuritaire arrive à grand pas, avec son protégé le libéralisme économique et la gauche n’annonce rien qui puisse lutter contre ces fléaux.
Pauvres d’ici et d’ailleurs, marginaux, marginalisés, réjouissez-vous, vous serez bientôt plus nombreux dans la marge qu’ils ne le sont sur la page centrale…
Quelle est donc l’alternative qui saura proposer un projet respectueux des diversités humaines, des histoires, de la planète, exigent sur les réalités économiques, ambitieux sur le rôle et les capacités de la France, indépendant dans sa politique internationale, et visionnaire sur le développement durable ?
[*à suivre...*]


Commentaires
Répondre à cet article