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La mort de Karim

« Nous sommes en présence d’un malfaiteur qui n’hésite pas de tirer pour tuer » le procureur de la république à Grenoble (Youtube) « Nous sommes là en présence de tueur en chevronné ce qui n’était pas le cas dans les affaires précédentes » Procureur de la république à Grenoble, (Youtube)

C’est ainsi, que le procureur de la république essaye de transformer une opération de vol à mains armées en une tentative d’homicide volontaire, dans le seul but d’assimiler l’assassinat de Karim à la légitime défense. Cette interprétation des faits visant à écraser toutes autres vérités s’est imposée sur l’opinion publique grâce aux média.

En l’occurrence Karim n’a tué personne, il cherchait à dissuader les policiers de continuer à le suivre. Comme son complice, Karim voulait s’en fuir et éviter une nouvelle arrestation.

Karim n’a pas mérité la mort parce qu’il est un tueur en chevronné. Il ne l’a pas méritée par ce qu’il s’appelle Karim, chose qu’on ne pouvait pas vérifier avant sa mort à cause de sa cagoule. Bien que son arrêt à Villeneuve est un fort indice de son appartenance sociale.

Karim a trouvé la mort parce qu’il préférait l’argent facile. Mais sa liberté et sa vie valait, pour lui, plus que cet argent qu’il a abandonné aussi facilement qu’il l’a gagnée. Mais malheureusement, une fin dramatique l’attendait. Personnellement, je ne veux juger ni Karim, ni le policier qui l’a tué. Tous les deux étaient en situation de détresse, mais cela ne donne le droit, ni aux hommes politiques, ni au procureur de la république de juger Karim, c’est à la justice de le faire. C’est aussi à la justice de juger le policier qui s’est précipité à tuer au lieu de se contenter par des tirs sur les jambes du voleur armé en fuite.

Mais devons-nous juger le destin ? Ou plutôt, devons-nous comprendre le message du destin ?

Le destin d’un homme restait étranger dans son pays, un homme que son nom et son adresse suffisaient pour déclasser sa demande d’emploi. Un homme, que seul l’armé et les agences de nettoyage viennent recruter dans son quartier les quelques jeunes oubliés par la drogue et l’alcool. Le destin d’un homme que sa mort a permis à ses amis de rester éveiller deux nuits successives. Deux nuits durant lesquelles, ils n’ont pas pris d’anesthésiant, et se sont révoltés contre leur réalité. Mais encore une fois, la durée du réveille était très courte et les amis n’ont pas eu le temps de bien agir, bien au contraire, ils ont très mal agit.

Ainsi, l’histoire peut continuer son parcourt ordinaire, les jeunes de Villeneuve resteront sous anesthésie et on peut continuer à les considérer comme délinquants au sein d’une république innocente de ses quartiers sensibles. La mère de Karim voit son identité s’altérer, en se faisant appelée sans aucune gêne par la presse française par « la mère du voleur » (Nouvel obs

Le Monde et l’AFP, quant à eux, ils ont réussi à trouver encore une fois le vrai coupable qu’est certainement en dehors du contrôle de la république. Ils ont associé les faits de violence de vendredi soir à un acte d’adoration islamique « C’est après une prière récitée vendredi soir par un imam, écoutée en silence par une cinquantaine de jeunes rassemblés dans un parc du quartier de la Villeneuve, d’où était originaire le braqueur tué, que la situation avait dégénéré » (le Monde)

Un fait, certainement, sans aucun impact négative avec tous ce que s’est passé, mais que les journalistes ont jugé indispensable à leur récit. Ce qui importe le plus ici et de parler de l’inconnue qui vient perturber une république sereine par « une » prière, « un » imam enveloppés dans un silence qui précède l’orage. C’est ainsi qu’on manipule l’imagination de nos concitoyens et qu’on dirige leur attention vers des fausses explications.

Par Hanen Rezgui, militante associative

Commentaires

5 Messages de forum

  1. La mort de Karim

    Moi je ne juge pas le destin mais je condamne le mal. Je ne vais pas m’apitoyer sur Karim ni sur tout les voyous du monde sur lesquelles on pourrait trouver toute les excuses du monde en commençant par la faute de la société, l’éducation des parents et j en passe……En 2 mots, je ne vais pas pleurer sur un tueur tué. Pourquoi tueur ? Un voyou qui vise un homme avec une arme a feu en ayant le doigt sur la gâchette prêt a tiré est un tueur ! Non ?

    par said | 20 juillet 2010, 13:53
  2. La mort de Karim

    Vous dites : "En l’occurrence Karim n’a tué personne, il cherchait à dissuader les policiers de continuer à le suivre. Comme son complice, Karim voulait s’en fuir et éviter une nouvelle arrestation."
    Il y avait une autre méthode pour éviter une nouvelle arrestation, c’était de penser à sa concubine, à ses enfants et donc de rester gentiment, comme un bon père de famille auprès des siens, ou de rendre visite à sa maman pour passer une bonne soirée.
    Alors, arrêtons de le faire passer pour une victime, il a joué, il a perdu. Et bien sûr ce sont ceux qui restent qui pleurent.

    par caroia | 22 juillet 2010, 22:15
  3. La mort de Karim

    Évidemment, il était respecté dans le quartier : un criminel est un modèle pour tous les “jeunes”. S’il avait été uniquement serveur dans le café de son oncle, il aurait été méprisé de tous.

    par rat 38sud | 25 juillet 2010, 11:46
  4. La mort de Karim

    .."C’est alors que le drame s’est produit le 17 juillet dans un casino d’Uriage-les-Bains, le jour où Karim était venu miser les quelques deniers de son dur labeur en espérant gagner de quoi aider son association de lutte contre l’illettrisme en Somalie.
    Conscient que, par ses origines maghrébines, il était de fait une cible pour les factions de l’ordre d’occupation qui s’amusent à tirer sur les jeunes sensibles venus d’Afrique pour apprendre aux français à lire et à compter, il était venu jouer au péril de sa vie avec un gilet pare-balle. C’était sans compter la dextérité perverse des miliciens fascistes qui ont ouvert le feu sans sommation sur le bon samaritain généreux, l’atteignant en pleine tête d’une balle digne des heures les plus sombres de notre histoire.
    Plutôt que de céder à la provocation ignoble de l’ordre totalitaire, les jeunes du quartier se sont calmement recueillis dans le respect de la laïcité républicaine avec leur imam avant de rendre hommage à leur bienfaiteur par un gigantesque feu de joie festif. Opprimés depuis des siècles par la France colonisatrice et esclavagiste, les jeunes ont résisté à la tentation d’une colère saine et d’une révolte salutaire. Unis dans la fraternité et dans la peine, ils ont préféré danser main dans la main pour célébrer le vivre-ensemble arc-en-ciel et chanter leur espoir de paix entre les peuples.
    Jusqu’à ce qu’une nouvelle fois, les mercenaires à la solde de la dictature franchouillarde débarquent armés jusqu’aux dents pour choquer tout le monde, gâcher la fête de la diversité et embarquer des innocents dans une rafle puante.
    Heureusement, les jeunes et courageux gardiens du métissage, ces nouveaux résistants venus nous apporter la civilisation et nous sauver de la consanguinité imminente ont manifesté leur devoir d’insolence et riposté contre la horde de la haine.

    Nous sommes de tout cœur à leurs côtés et souhaitons à Karim de reposer en paix au paradis des grands-frères. Puisse-t-il nous montrer la voix de l’au-delà et convaincre la France moisie d’accueillir à bras grands ouverts les nombreux candidats à l’immigration impatients de l’enrichir, de payer nos retraites et de goûter le camembert normand.
    Nous exigeons par ailleurs que le gouvernement rétablisse la peine de mort pour l’assassin raciste de Karim, qu’il renomme la place Saint-André de Grenoble en place Cheb Boudouda, dédommage à vie les jeunes issus de la diversité à raison de 2500 € nets par mois pour le préjudice moral subi et proclame un deuil national de six mois pour tous les quartiers sensibles blessés par la perte tragique de leur héros."..

    par rat 38sud | 25 juillet 2010, 11:57
  5. La mort de Karim

    La liberté d’expression fut abolit par le Maréchal Pét… euh… non… par le communiste Jean-Claude Gayssot en 1990. Il suffit de voir que même la presse de certains pays musulmans parle de “groupes ethniques criminels”. Il n’y a qu’en France que l’on appel un “criminel” un “jeune”.

    par ./ !..? | 25 juillet 2010, 13:00

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