BREVES

Nouvelle brève

Hier nous avons appris la mise en examen pour homicide involontaire des agents de la BAC - responsable de la mort de Hakim AJIMI.

La famille et le comité AJIMI remercie l’ensemble des soutiens, mobilisations...la bataille pour la vérité n’est pas finie !

"Cet arrêt ordonne aux juges d’instruction grassois de mettre en examen les policiers, notamment pour homicide involontaire", a déclaré l’avocat de la famille Ajimi, Me Franck De Vita.

Le parquet de Grasse avait fait appel, en juin, de la décision des juges d’instruction de rejeter ses réquisitions de mise en examen pour homicide involontaire des deux policiers ayant procédé à l’interpellation d’Abdelhakim Ajimi, 22 ans, le 9 mai 2008.

En décembre 2008, les juges d’instruction avaient placé les policiers sous statut de témoins assistés en considérant que les charges n’étaient pas suffisantes pour les mettre en examen.

Toutefois, pour Me Blumenkranz, la décision de la cour d’appel constitue "un incident de procédure important mais qui ne change pas radicalement le cours des choses : sous réserves d’autres actes, la cour d’appel demande simplement la mise en examen, il reviendra aux juges de décider s’il y a des charges" pour les renvoyer devant le tribunal correctionnel.

Au contraire, pour Me De Vita, "ça finira au tribunal correctionnel de Grasse". Selon lui, "la chambre de l’instruction estime qu’il y a des indices graves et concordants, c’est son analyse au fond (...), elle estime que ces policiers doivent être renvoyés". L’avocat a prévenu que la partie civile ferait appel si les juges rendaient une ordonnance de non lieu.

Le parquet avait ouvert, dans les jours suivant la mort d’Abdelhakim Ajimi, une information judiciaire pour "homicide involontaire", estimant au vu de plusieurs expertises que l’interpellation et les méthodes employées étaient légitimes mais les techniques non maîtrisées par les agents.

Les rapports d’expertise médicale concluent que la mort du jeune homme est due à une asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps. (source : Le monde)

Voir en ligne : Justice pour Hakim