
Le célèbre parlementaire britannique Georges Galloway, connu pour son militantisme actif en faveur de la cause palestinienne est désormais persona non grata en Égypte, d’où il a quasiment été expulsé.
Selon un porte parole du convoi, après avoir escorté le troisième convoi d’aides aux Gazaouis, baptisé Artère de vie pour Gaza, et alors qu’il se préparait à rentrer à Londres, via l’aéroport du Caire, des dizaines de membres des forces de l’ordre ont encerclé Galloway au passage de Rafah. Lui déclarant qu’il était désormais indésirable, ils l’ont alors emmené vers l’aéroport, et l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’avion et l’y ont poussé. Selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères, il ne sera plus autorisé à entrer en Égypte dans l’avenir.
Avant son expulsion, Galloway avait déclaré dans ses conversations avec les médias, alors que le convoi Viva Palestine venait d’entrer dans la bande de Gaza, "qu’il n’est pas heureux d’aller en Égypte, et ne souhaite plus jamais y mettre les pieds".
Six autres responsables de son convoi sont susceptibles d’être arrêtés aussi, et risque de subir le même traitement qui lui a été infligé. Une source proche des autorités juridiques égyptiennes prétend "qu’ils sont accusés d’avoir suscité des troubles au port d’AlArish" dans la nuit de mardi à mercredi.
Alors que le ministère de la sécurité a révélé que les autorités égyptiennes se préparent aussi à interdire d’entrée tous les autres membres du convoi.
Une instruction judiciaire a été ordonnée sur les troubles du port AlArish, où les autorités parlent de six véhicules brûlés, de postes frontières saccagés, et de casques et boucliers dérobés. Parmi les militaire égyptiens blessés figurerait aussi des officiers hauts placés, dont un colonel.
Selon le site des Palestiniens de 1948, " Arabs 48", l’altercation avait éclaté en raison des différends sur le nombre de véhicules ayant obtenu la permission d’entrer à Gaza. C’était mardi soir. Mercredi, du côté palestinien de Rafah, les Palestiniens venus accueillir le convoi ont protesté contre le mauvais traitement infligé aux militants et se sont à leur tour tourné contre les forces de l’ordre égyptien. Durant les affrontements, un soldat égyptien a été tué.
Alors que le gouvernement égyptien a exigé des excuses au gouvernement Hamas à Gaza, ce dernier a pour sa part assuré que le soldat égyptien avait été tué par des tirs provenant de la partie égyptienne de Rafah.
Selon un porte-parole du mouvement Sami Abou Zahri, s’exprimant pour la chaîne qatarie Al-Jazira, les images prises par les chaînes satellitaires qui couvraient les évènements ont montré que ce sont les soldats égyptiens qui ont ouvert le feu contre les Palestiniens qui ne faisaient que lancer des pierres. Assurant qu’il y a 35 blessés parmi ces derniers, dont deux dans un état de mort clinique. le Hamas soupçonne les autorités égyptiennes d’avoir donné des instructions pour tuer, " vu que les balles visaient les têtes et les poitrines des Palestiniens", toujours d’après les propos d’Abou Zahri.
Leila Mazboudi



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